L’astuce zéro déchet de Julie

Une famille du défi Famille Zéro Déchet partage une astuce !

Il y a quelques années, l’attrait économique du zéro déchet a mené Julie, habitante du territoire du SIEOM de Mer, à faire des recherches de « tutos » (tutoriels) sur le web. Forte de ses résultats obtenus avec des tawashis, cela l’a encouragé à s’inscrire au défi Famille Zéro Déchet organisé par ValEco et le SIEOM de Mer.

Nos éponges, ces déchets qui pèsent lourd sur notre planète

Les éponges sont un budget. Généralement composées de produits pétroliers (oui oui le plastique ! Vous savez, ces matières synthétiques?), elles sont fabriquées le plus souvent à des milliers de kilomètres puis acheminées via différents moyens de transports polluants jusque dans nos magasins. Après leur achat, leur usure étant plus ou moins rapide, ces éponges finissent irrémédiablement dans la poubelle à ordures ménagères, et ce plusieurs fois chaque année ! Pour pallier cette quantité de déchets, générée par ces éponges et leur usure, Julie Huret va partager avec nous sa première astuce zéro déchet : le Tawashi !

Mais qu’est-ce donc qu’un tawashi ?

Le tawashi est une petite lavette réalisée à la main avec du tissu de récupération qui remplace l’éponge.

Le tawashi, une utilisation multi-usages !

Je m’en sers pour nettoyer les surfaces et je trouve que ça ajoute une touche de décoration à ma cuisine !

Julie Huret, participante au défi Famille Zéro Déchet

Julie utilise le tawashi pour nettoyer les surfaces, tout en ajoutant un côté esthétique à sa cuisine où il est entreposé. Le tawashi peut également permettre de nettoyer la vaisselle, les parois de la douche, de la baignoire ou encore des éviers et des lavabos. Mais également le corps comme le feraient finalement les gants de toilette ou les éponges naturelles !

Non seulement de remplacer les éponges, le tawahi va permettre de recycler des vêtements usés et/ou abîmés afin de leur offrir une seconde vie.

Le tawashi, un cycle de vie beaucoup plus long

« J’ai mon éponge Tawashi depuis un an. Je la passe régulièrement en machine et pourtant elle ne bouge pas. Je fais sûrement des économies sachant que depuis l’atelier sur la fabrication des produits ménagers, je n’en achète plus. Après, à voir dans 1 an. Je garde mes tickets de caisse pour pouvoir comparer dans quelques mois. »

On a hâte de connaître le résultat ! Car en effet, le tawashi va tenir beaucoup plus dans le temps qu’une éponge du commerce. Vous pouvez le passer en machine sans l’abimer. Il mettra plusieurs années avant de se détériorer.

Comment fabriquer un tawashi (ou éponge tawashi) ?

Une activité rapide et ludique à faire à l’infini !

  • Fabriquer un métier à tisser qui pourra être conservé pour chaque fabrication de tawashi: sur une planche de bois de récupération, tracer un carré de 16 cm de côté. Marquer un trait tous les 2 cm sur le contour du carré. Fixer un clou à chaque trait sauf aux 4 coins.
  • Utiliser du tissu de récupération en forme de tube de + ou – 8 cm de large (tee-shirt, legging, collant, chaussette). Découper 14 bandes de 2 à 3 cm de côté dans le tissu placé bien à plat. Ici nous avons utilisé une chaussette et un t-shirt à manches longues abimé. L’idéal est de prendre des tissus de la même élasticité.
  • Accrocher les 7 premiers bandeaux entre les clous pour obtenir des lignes verticales. Pour un tawashi bicolore, pensez à mettre les bandes de la même couleur dans un seul sens. Vous pouvez aussi faire des tawashis multicolores !
  • Tresser la 1ère bande horizontale en passant au-dessus puis en-dessous des autres bandes.
    Pour la bande suivante, alterner.
  • Et ainsi de suite.
  • Réaliser ensuite le tour extérieur du tawashi. Détacher du clou une boucle placée à une des extrémités d’une bande (au niveau d’un angle). Détacher la boucle suivante et la passer dans la boucle précédente. Lâcher la boucle précédente.
  • Continuer ainsi de suite, tout en faisant le tour du tawashi jusqu’à la dernière boucle …
  • Bien serrer puis nouer la dernière boucle qui permettra de suspendre l’éponge tawashi !

Le défi me permet d’en apprendre d’avantage pour pouvoir continuer après.

Julie Huret, participante au défi Famille Zéro Déchet

Si vous aussi souhaitez aller plus loin après la réalisation de ce tawashi, vous pouvez suivre les familles participantes sur :